Un bande plus beau qu'un arc-en-ciel
Au plumage allumé
Demi le feu subtil
Plus gracieux qu'un joli
S'il se savait admirer Et déguster du miel,
oui du miel
Pourtant,
en l'écoutant jacter On eût cru qu'il avait
Boulotté un frelon Ou pire, un jour funeste
Où il avait chanté Une arête coincée
Au fond du corniolo Quel affront !
T'es fier comme un taban Pan-pan-pan-pan-pan-pan-pan-pan-pan
Mais tu nourris mes timpans Pan-pan-pan-pan-pan-pan-pan-pan-pan
Bien sûr,
ça lui bottait pas l'air Au plumeau ambulant
Non content d'être beau Il exigeait, hélas
Qu'on le juge à doué Hyper intelligent
Surtout, ce qu'il voulait,
c'est chanter
Chanter,
chanter comme la calasse Sans penser que le génie
Bien souvent, c'est l'angoisse Napoléon lui-même
Un génie peu courant
Chantait fort angoissé
mais tu nous ruines les timpans Pan-pan-pan-pan-pan-pan-pan-pan-pan
Pourtant,
il fit des vocalises Avec des cris de mouette
Son prof avait le moral dans le fond des chaussettes.
Au lieu de s'arracher toutes les plumes du croupion,
L'oiseau, lui, se jugeait l'exception.
Enfin,
l'orgueilleux Grécel acheva sa carrière.
Un beau soir de Noël,
bien doré à la broche,
Avec un brin de thym et une noix de beurre,
Et là il fut enfin le meilleur.
Sois fière comme Martha,
pam,
pam,
pam,
pam,
pam,
pam,
pam,
pam,
pam,
Car elle régale des gourmands,
pam,
pam,
pam,
pam,
pam,
pam,
pam,
pam.