J'en appelle à la mort,
je l'attends sans frayeur,
Je ne tiens plus à la vie,
je cherche un faussoyeur
Qui aurait une tombe à vendre à n'importe quel prix.
J'ai suppli ma maîtresse aux bras de son mari.
Ma maîtresse,
la traîtresse,
Je croyais tenir l'amour au bout de mon harpon,
Mon petit drapeau flottait au cœur de Madame
Dupont, Mais tout est consommé hier soir au coin
d'un bois.
J'ai suppli ma maîtresse avec son mari pois.
Ma maîtresse,
la traîtresse,
Trouverais-je les noms, trouverais-je les mots
Pour noter d'infamie cet enfant de chameau
Qui a choisi son époux pour tromper son amant,
Qui a conduit la adultère à son point culminant ?
Ma maîtresse,
la traîtresse,
Où donc avais-je les yeux ?
Quoi donc avais-je dedans Pour pas m
'être aperçu depuis un certain temps
Que quand elle m'embrassait,
elle semblait moins goulue
Et faisait des enfants qui ne me ressemblaient plus ?
Ma maîtresse,
la traîtresse,
Et pour bien m'enfoncer la corne dans le cœur
Par un raffinement satanique moqueur,
La pervit d'avoir hôte à dite à mon endroit
Le plus cornard des deux n'est point celui qu'on croit.
Ma maîtresse,
la traîtresse,
J'ai surpris les Duponts, ce couple de marauds,
En train de recommencer leur hymène à zéro.
J'ai surpris ma maîtresse,
équivoque,
ambigu,
En train d'intervertir l'ordre de ses coquilles.
Ma maîtresse,
la traîtresse.