Je roule plein phare,
le long des grands boulevards,
adessant le casque jusqu'au grand parc.
J'aime tes grandes phrases,
tes mains sont fragiles,
sur le bolide,
à fond dans la ville,
je me fous de l'avenir,
adessant sur le périph.
Je suis
comme toi,
et des fois tu me vois comme tu es,
je suis sur que parfois tu voudrais
bien pouvoir me tuer.
Si je tourne ma langue,
cette fois dans ta bouche,
moi le petit élève,
au bord de tes
lèvres,
sous une pluie d'orage,
ou sous une lune orange,
je vois d'un coup le présage,
le rire des passants,
je me fous de l'avenir,
lorsqu'on djinne contre djinn.
Je suis comme toi,
et des fois tu me vois comme tu es,
je suis sur que parfois
tu voudrais bien
pouvoir me tuer.
Sous un orage terrible,
j'ai combattu à genoux,
un pied dans la danse et l'autre
dans un torrent debout,
jusqu'ici tout va bien,
je boxe comme un kangourou,
sous une pluie diluvienne.
Tout ce que j'ai fait pour toi,
le ferais-tu pour moi ?
Je suis
comme toi,
et des fois
tu me vois comme tu es,
je suis sur que parfois
tu voudrais
bien pouvoir me tuer.