Voyageurs immobiles, j'ai vécu des souffrances
Dans le plus grand silence d'un univers sans fin
Dans mon cerveau liquide descendaient des rapides
Qui se perdaient au loin dans la mer des sarcasmes
Où tournaient mes fantasmes, où naissaient mes chagrins
Dans mon cerveau malade défilaient en cascade
Tous les châteaux du Rhin et les palais sans nombre
Qui s'abîmaient dans l'ombre des égouts vénitiens
Dans mon cerveau fragile des cavaliers d'argile
M'ont découvert la Chine et là sous un ciel jaune
J'ai aimé sur son trône ma première figurine
Voyageurs immobiles, retenus par un fil
Aux anneaux de cristal d'un océan glacial
J'ai connu des naufrages de soleil en eau bleue
En vieux chasseurs d'images, quelques chariots en feu
Voyageurs immobiles, retenus par un fil
Aux anneaux de cristal d'un océan glacial
Voyageurs immobiles, retenus par un fil
Aux anneaux de cristal d'un océan glacial
Voyageurs immobiles, retenus par un fil