Tu sais, ce matin je n'ai pas fait de bêtise
J'ai pris sagement mes petites pilules grises
J'ai mis mon pantalon et chaussons, ma chemise
J'ai fait deux ou trois fois le tour de l'air église
Après, je t'ai composé un bouquet grandiose
Dedans, il y avait des herbes et des roses
Et puis aussi de gros d'alias de cellulose
Que j'ai cueillis sur le cercueil des petites choses
Il faut, pour le sortir, imaginer des ruses
Rempies au pied du portier quand moi je l'amuse
Sinon, il le dirait à Madame Méduse
Qui fait la loi dans ce foutu périmocluse
Toi qui a ton ticket de quai
Emmène-le-moi dans un paquet ou dans le bouquet
Écoute le vacarme des criages
Qu'ils secouent dans leur furie
Il faut que la nuit vienne pour qu
'ils cessent d'empêler leur dinguerie
Pour que dans le dortoir obscur aux rires succèdent les cris
Et que nos larmes de rage inondent nos peaux faux dragueries
Ils ont éteint la lumière,
ils m'ont laissé dans le noir
Adieu mon père et ma mère, sans dire au revoir
Attends, je veux te faire encore une surprise
Tu as bien le temps avant qu'on te reconduise Regarde,
j'ai glissé dans ce sachet de phytose
Assez de haine pour que tout l'asile explose
Je veux que tu en luses et que tu en abuses
Et *** que ça vient de moi si les gens t
'accusent Ils me droguent pour que j'avoue
Je peux bien mourir,
je m'en fous,
je ne suis pas fou
La cloche au sol,
il est l'heure que tu partes Et d'ailleurs je t'ennuie
Maintenant la nuit peut descendre,
moi je n'ai pas peur la nuit
Je vois des fées qui se penchent à la tête de mon lit
Elles ***ent que demain dimanche sera la veille de lundi
Va t'en,
je ne suis pas beau à voir quand vient la crise
Ils vont après ça encore augmenter la dose
D'ailleurs toi aussi qu'il ne faut pas qu'ils abusent
Et demande ce qu'elle me veut La chose qui me tient aux cheveux
Je n'ai plus d'aveu
Je ne sais plus rien que la nuit, la nuit,
la nuit, la nuit, la nuit
Lundi ce sera à l'école,
peut-être que je n'irai pas
Si celles des fées qui rigolent,
fait du mal à mon papa
Pardon,
ce n'était tu sais qu'un mauvais passage
Reviens, demain je te promets d'être enfin sage
Ils ont éteint la lumière,
ils m'ont laissé dans le noir
Adieu mon père et ma mère,
partis sans dire au revoir
Je vois des fées qui se penchent à la tête de mon lit
Elles ***ent que demain dimanche sera la veille de lundi
Lundi ce sera à l'école,
peut-être que je n'irai pas
Si celles des fées qui rigolent,
fait du mal à mon papa
Lundi ce sera à la classe,
je n'irai pas évidemment Puisque la
fée qui j'accasse aura tué ma maman