Là-bas,
près des fortifs,
accordions tristes et plaintifs,
pleurent ces rites tournelles.
Dans le bal enfumé par un doux éclair soir de mai,
les couples s'entremêlent.
Tout à coup,
il la vit,
rêve si longtemps poursuivi,
elle était pas l'effrelle.
S'approchant d'elle,
teintre, il l'appelle,
et tout bas, en dansant, il lui ***
« T'as la tremblote, t'es toute palote,
vrai,
y'a pas de quoi,
rien la gosse,
je ne suis pas rosse,
sois sans émoi,
je veux être ton homme,
tu verras comme,
j'erai bon pour toi, donne-moi
ta bouche, ce que t'es farouche,
allez, viens donc chez moi.
»
Ils vivent maintenant ensemble depuis
bien longtemps dans la même mansarde,
mais ce
soir,
ça va mal,
comme elle rentre tard,
lui,
brutal,
méchamment la regarde.
« D'où viens-tu de me tromper ?
Eh ben oui, de toi j'ai soupé, lui répondait la
garde.
»
Il crie « Prends garde,
je sens que ça barde,
ah,
ne *** plus rien,
sinon je vais frapper.
T'as la tremblote, t'es toute palote,
je comprends pourquoi,
ton trouble augmente,
tes mains qui tremblent,
sont pleines d'effroi,
assez de grimaces,
fie qu'on ramasse,
je ne veux plus de toi,
tu pleures,
qu'importe,
faut prendre la porte,
allez, fous le camp de chez moi.
»
Il est seul désormais,
ne la reverra-t-il jamais,
la petite môme qu'il regrette ?
En vain il veut chasser le doux souvenir du passé,
il songe à la pauvreté.
Mais comme il rentre un soir,
il voit là sur le trottoir,
une ombre qui le guette,
elle crie « Arrête ! » et ses mirettes
se remplissent de pleurs et d'espoir.
« T'as la tremblote, t'es toute palote,
je sais bien pourquoi, le vent qui passe,
le huit glaces,
tes petits doigts,
comme t'es maigrie,
ma pauvre chérie,
je veux pas que t'aies froid,
allons, viens vite, ma toute petite,
rentrons chez moi.
»
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