Qui donc pourrait me voir,
moi,
la flamme étrangère ?
La neige moineux du soir fleurit sous mes fougères.
Aux fougères, mes mains, hors l'armure brisée,
Sur les bords des chemins,
en ordre sont dressés.
Et la nuit s'exagère au brasier de la rouille,
Tandis que les fougères vont aux écrins de houille.
La neige moineux des cieux fleurit sur mes parterres,
Fleurit encore aux yeux,
à l'ombre des paupières.
A neige moineux des nuits qui plongent ses racines,
Dans l'eau creuse des puits,
aux ténèbres des mines,
Poserait-il leurs pieds sur le chemin sonore,
Où se niche l'acier aux ailes de phosphore ?
Verrait-il les mineurs constelés d'anthracite,
Paraitre l'astre en fleurs dans un ciel en faillite,
En cet astre qui, lui, s'incarne la sirène ?
La neige moineux des nuits fleurit sur son domaine.