Rémis
Avoir la grâce de vivre,
c'est avoir le devoir de produire.
Avoir à produire,
c'est contraindre les fleurs à faire place aux fruits.
Porter du fruit,
c'est surtout être une bonne graine.
Une bonne graine,
semer sur une bonne terre.
Éternel, tu m'as fait la grâce de vivre.
Planté en toi,
tu as façonné ma graine.
L'as transformé en un fruit qui donne envie.
Un fruit qui sublime,
qui inspire et te glorifie.
Père céleste,
voici mes prémices.
Monseigneur et mon roi,
le parcours n'a pas été droit.
Tes dérives quand je perdais,
se foirent aux larmes de joie quand je sortais de l'effroi.
Ma graine se dégradait,
mon fruit se flétrissait.
Mais pourtant de ton amour, tu m'ensoleillais.
De maturité,
tu m'arrosais.
Je me souviens de cette arrière-saison
et je comprends cette formation.
A présent,
c'est la moisson et je bénis ton nom.
Explasé par les déserts de la vie,
désormais,
mon
chant reflorit.
À nouveau réceptacle de tes grâces.
J'exulte et exalte mon roi.
Tendre père,
mon dieu, Elohim.
Mon roi et ami,
mon berger et ami,
voici mes prémices.
Éternel, tendre père, mon dieu, Elohim.
Mon roi et ami,
mon berger et ami,
voici mes prémices.
Éternel, tendre père,
mon dieu,
Elohim.
Mon roi et ami,
mon berger et ami,
voici mes prémices.
Voici,
voici mes prémices.