Aux inutiles, aux sublimes douleurs,
Aux doux regards qui m'ont énamouré,
Aux fronts charmants, aux soupirs timorés,
Aux douces lèvres aux vermeilles couleurs,
Aux cœurs ardents qui ne se livrent point,
Aux blonds cheveux que larmes ont baigné,
Aux malheureux par le sort désigné,
Aux tristes vies qui à l'horizon point.
Aux folles amours, aux folles ambitions,
Aux chers baisers qu'avons fait résonner,
Aux chastes nuits que m'avaient destiné,
Aux cupidons qui fût illusion,
Aux vifs plaisirs que désirer moter,
Aux pauvres chiens qui clairvoyant ne fût,
Aux sombres humiliations des monts griffus,
Aux vils supplices qu'avez inventé.
Aux doux sommeils à tout jamais perdu,
Aux douces fièvres calcinant mes os,
Aux doux morts, aux tristes dame oiseaux,
Aux pauvres amours à jamais défendu,
Moi, votre amant tendrement résigné,
Aux inhumaines et cruelles philis,
Vous m'avez refilé la syphilis,
A présent c'est fini, vous m'emmerdez.