Sous un ciel qui se lamente,
en deux veines aux raisons,
Sur une terre brûlante,
sans promesse de moisson,
Une mère tentant en vain d'arraisonner son garçon.
Dans un coin le père fume,
c'est sûr il ne dira rien,
Le cœur lourd comme l'enclume
qui rouille au fond du jardin,
C'est sûr il ne dira rien,
il ne *** jamais rien.
Sous un ciel que rien ne tente,
non plus les quatre saisons,
Sur une terre brûlante,
où brille nul horizon,
Un
garçon de dix-sept ans
voudrait dire à ses parents,
ses parents,
Pardon, pardon, pardon,
je ne veux pas de votre vie,
Pardon, pardon, pardon,
la ferme et tout ce qui s'ensuit,
Tant pis, tant pis, tant pis,
vous m'avez fait tel que je suis,
Merci, merci, merci,
avec ça je ferai ma vie,
Mais seulement il n'a rien ***,
il a reboutonné sa veste,
Sans un adieu il est parti,
il a tenté un vague geste,
Qui semblait dire c'est ainsi,
en se foutant pas mal du reste,
Sur son nuage il s'est enfui,
s'est enfui,
Pardon, pardon, pardon,
je ne veux pas de votre vie,
Pardon, pardon, pardon,
la ferme et tout ce qui s'ensuit,
Tant pis, tant pis, tant pis,
vous m'avez fait tel que je suis,
Merci, merci, merci, avec ça je ferai ma vie,
La mer a étouffé un cri,
quand le ciel tomba sur sa tête,
Mais sa plainte resta muette,
en tombant le ciel fit du bruit,
De ma douleur rien ne t'arrête,
hurla la mer en furie,
Le père a rassemblé les cendres,
de ses souvenirs les plus doux,
Son fils dormant sur l'herbe tendre,
le soleil dans ses cheveux roux,
Même si je n'ai pas su m'y prendre,
je t'ai tenu sur mes genoux.
Pardon, pardon, pardon,
je ne veux pas de votre vie,
Pardon, pardon, pardon,
la ferme et tout ce qui s'ensuit,
Tant pis, tant pis, tant pis,
vous m'avez fait tel que je suis,
Merci, merci, merci,
avec ça je ferai ma vie.