Elle court
dans mes rêves,
je sais qu'après elle,
il y a,
il y a le vide,
les terres,
la nuit.
Elle m'entraîne vers le lit de ce fleuve,
aux méandres satinés,
j'attends mon heure,
ma traversée.
C'est pas l'heure de l'opium,
finalement cette terre,
je le veux en sérum.
Elle court
dans la neige,
fait blanche, tu m'apaises.
De ton aura,
tu as mis le lieu,
embrase la nuit.
Elle court,
lève les voiles,
mais moi, je l'abandonne.
Il y a au loin,
une éclaircie,
une éclaircie.
C'est pas l'heure de l'opium,
finalement cette terre,
je le veux en sérum.
Et puis là,
je sens battre mon poux,
couler mon sang,
je l'ai vue comme elle est belle.
Elle m'a invité à pendre mon souffle à ses lèvres,
le dernier comme une nacelle.
Pas de chrysanthème,
c'est pas l'heure de l'opium,
finalement cette terre,
je le veux en sérum.