Jamais le moindre instant n'abolit nos enfances
Qui figées dans le temps sont comme une espérance
Un espoir comme un paradis mort moins vécu que rêvé
Une plage au trésor
qu'on voudrait retrouver
Retrouver et vouloir
recommencer au début du début
Essayer d'oublier tous les vins qu'on a
bu
Pour pouvoir s'excuser sans savoir ce qui
crée ce remords
Comme un chien maltraité se retourne et
nous mordre
et nous mordre
Je ne sais même plus
si tu étais jolie
Je t'aime bien plus fort,
plus fort,
plus fort encore,
plus loin qu'à la folie
Et je sais qu'à jamais,
pour ce soir, pour toujours
Je t'aime et t'aimerais,
tu es mon seul amour,
tu es mon seul amour
Jamais le vent mauvais ne balayera les feuilles
Nos enfances à jamais sont en habille de deuil
Rien n'y fait, n'y fera pas même le succès
On souffre des regards morts
de notre passé
Passé dérisoire
Il y a des jardins dans nos faux souvenirs
Il y a des chagrins beaux comme des menhirs
Des histoires qui vous parlent en latin, en
russe, en grecque ou en allemand
Mais tout commence avec, oui, tout commence
avec et fini par « maman »
Je ne sais même plus
si tu étais jolie
Je t'aime bien plus fort,
plus fort,
plus loin encore,
plus fort qu'à la folie
Et je sais qu'à jamais,
pour ce soir,
pour toujours,
Je t'aime et t'aimerai.
Tu es mon seul amour,
tu es mon seul amour,
Tu es mon grand amour,
Maman.