Dans le brouillard mouillé de ce pays
Dans la fumée poudrée d'un cigare
Dans ce désert où tout s'égare
À sept heures,
il est toujours midi
À tout prendre, à qui payer gagne
À vouloir tous les rêves de or
À croire souvent aux bricoles en or Les
yeux collés sur tous les mâles coquins
Je suis maladroit,
j'ai perdu
ta mémoire Des éclats de toit traînent dans tous mes
tiroirs
Trois combles déserts,
les yeux ouverts Le guetteur attend,
à quoi ça lui sert
Sur la route brûlante,
un amour passe Et c'est bien sûr
sa raison
qui trépasse
Tous ces mirages de chaleur qu'on s'invente
Seul on se fabrique une âme innocente
On la voit venir, floue, puis s'évanouir
C'est tant mieux,
il est plus beau le rêve qu'on voit mourir
Dans ce désert où tout s'égare
Les gardiens du temple ont les yeux
pleins de sable Des sables mouvants,
un appétit bizarre Ont avalé ta trace,
tu vois, tout passe
Je
suis maladroit,
j'ai perdu ta mémoire Des éclats de toit traînent dans tous mes
Je suis maladroit,
j'ai perdu ta mémoire