En traversant l'écrin, des fenêtres fermées,
un pli laisse passer la lumière du jour,
instant à savourer, sans être discerné,
les années ont passé l'un seul developpe.
Je me souviens pourtant,
j'allais me rafraîchir,
à l'ombre des palmiers,
aux fontaines d'eau fraîche,
juste tapot de pêche,
tout sauf réfléchir,
rien pourrait ouvrir le sillon de la brèche.
Au fin fond de l'oubli,
colosse au pied d'argile,
jamais ton corps ne m'avait paru si fragile.
Mené par les courants,
jeté sur le rivage,
le visage blotti,
presque décomposé,
gonflé par les remous du temps et de l'orage,
ta dépouille a gardé son spectre de beauté.
Etendu sur la berge,
cet instant se savoure,
j'en trace les contours,
j'en épouse les plis,
les années ont passé l'un seul développe,
il sera bientôt l'heure, un rien aurait suffi.
Au fin fond de l'oubli,
colosse au pied d'argile,
jamais ton corps ne m'avait paru si fragile.
Je me souviens pourtant,
juste tapot de pêche,
tout sauf réfléchir,
un rien pourrait rouvrir le sillon de la brèche.
Au fin fond de l'oubli,
colosse au pied d'argile,
jamais ton corps ne m'avait paru si fragile.
Jamais ton corps ne m'avait paru si fragile.