Parfois tu m'empêches de vivre
Comme une grève qui ne prend pas
Une fleur couverte de givre
Une chaleur de Sahara
Parfois tu es la route à suivre
Le plus majestueux des rois Et d'un regard tu me délivres
Vibrant,
brûlant d'un feu de joie Je me sens ivre alors,
libre
Je me sens presque fier de moi Je tiens l'extase en équilibre
La caressant du bout des doigts Tu me fais survoler les plaines
J'écris les mots que j'aperçois Que le vent souffle dans mes veines
Pour y ramener avec moi
Parfois tu n'es plus qu'un fardeau D'un triste boulet que je traine
Je voudrais te jeter à l'eau Comme un inconnu dans la Seine
Je voudrais boire à ton goulot M'oublier,
me rendre liquide
Autant chercher l'onde des flots Au fond d'une bouteille vide
Je suis ton esclave,
ton chien La victime de tes chimères
Sans toi je sais,
je ne suis rien Mais parfois la magie opère
Tu me fais survoler les plaines J'écris les mots que j'intersois
Que le vent souffle dans mes veines Pour y ramener avec moi
Tu me fais survoler les plaines J'écris les mots que j'intersois
Que le vent souffle dans mes veines Pour y ramener avec moi
Tu me fais survoler les plaines