Prends le large, marin aguerri,
C'est une chance,
une alchimie.
Prends le large,
un premier bord timide,
Les barges derrière toi,
en embattement de scie.
Prends le large,
un élan à trouver,
Une ivresse
pour détaler.
Il n'y a pas de bonne étoile,
On n'est que soupir sur la portée.
Prends l'heure de l'étale,
fixe le cap,
La marée te porte à l'estuaire.
Prends l'heure de l'étale,
fixe le cap,
Passez le fleuve,
rien ne te poursuit,
Plus rien.
Prends le large,
les sentiments s'apaisent,
Comme les orages,
les grandes houles.
Il n'y a pas de bonne étoile,
foutaise,
On n'est que soupir sur la portée.
Prends l'heure de l'étale,
fixe le cap,
La marée te porte à l'estuaire.
Prends l'heure de l'étale,
fixe le cap,
Passez le fleuve,
rien ne te poursuit,
Plus rien.
Plus rien.
Plus rien.