Nhạc sĩ: Astor Piazzolla | Lời: Pierre Philippe
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J'ai toujours marché le long du mur fléché,
aux mensonges affichés,
le haut mur de la
ville,
lame bétonnée et le cœur boudronné,
comme tous ceux qui sont nés d'un ventre
trop servil.
Et rien n'a compliqué le parcours étriqué,
aux limites indiquées,
où je suis dans la
file,
ils ne s'est rien passé,
dans ma vie effacée,
que plaisir polissé et qu'amour
mercantile,
ceux-là qui m'ont aimé,
ne se sont pas nommés,
ils n'ont rien réclamé,
qui ne leur soit utile,
ce dont j'avais rêvé,
n'est jamais arrivé,
au bout de ces pavés,
ni âge d'or, ni en mille, ni bonheur, ni péril.
Et pourtant,
il y a par-delà
le mur,
des présents fleurs et des ramures,
des enfants qui rient aux fenêtres,
des déjeuners sur l'herbe peut-être.
Par-delà le mur,
il y a des robes qui volent,
il y a l'azur
et il y a des jeux frivoles,
des jeux d'enfance,
sans innocence,
un lac immense,
d'un bleu si dense,
de longs silences,
la barque danse,
nos mains s'avancent,
tentant leur chance,
douces souffrances,
grandes vacances.
Je n'ai jamais quitté les rues de la cité,
et lui le bel été,
sur l'asphalte infertile,
et j'ai pour naviguer le flot bien endigué,
de ces gens fatigués,
coulant vers leur asile,
mes deux yeux attachés à l'horizon bouché,
comme sans trébucher,
je vais le long du haut mur de la ville.