Je suis le fils de Rose, Rose souvenez-vous,
Elle était votre amie, vous étiez son amour.
Je lui avais promis, si jamais quelque chose
Devait lui arriver, de venir vous parler.
Je détestais le tour que prenait l'entretien
De l'intriguant jeune homme venu me réveiller,
Dont pas un seul instant je ne m'étais en cause,
Qu'il fut le fils de Rose et qu'elle eut aimé.
Il venait de sonner à l'instant à ma porte Et
parlait d'un passé qui n'était plus le mien,
Que le diable t'emporte,
impertinent jeune homme,
Je vais fermer ma porte,
retourner me coucher.
Je suis le fils de Rose, elle m'a eu avec vous,
Ça m'a fait quelque chose, ça m'a fichu un coup.
Elle a voulu vous dire,
juste avant de partir,
Qu'elle a été heureuse de vous avoir connue,
Qu'elle a été chanceuse d'avoir un bel enfant,
Et qu'elle regrettait de vous l'avoir caché.
L'amour de mes vingt ans a jamais disparu,
Et je devenais père pour la première fois,
D'un parfait inconnu,
je tentais d'être digne,
Il attendait ainsi,
mais pour lui dire quoi ?
Et lorsque le silence devint assourdissant,
En partant il me ***,
vous me manquiez souvent,
Que le diable t'emporte,
impertinent jeune homme,
Que le diable t'emporte,
allez,
sors de ma vie.
Que le diable t'emporte,
resplendissant jeune homme,
Que le diable t'emporte,
un fils et quoi encore ?
Que le diable t'emporte,
au bouleversant jeune homme,
Que le diable t'emporte,
mon fils,
j'en pleure encore.