C'était la vie de rêverie,
de sucre et d'insomnie.
Quand je lisais
le petit prince dans mon lit,
quand je buvais de la framboise,
quand il venait me voir la nuit.
Et quand on fuyait de la ville,
dans un étrange automobile,
visiter le cercle polaire,
en long, en large et en travers,
traverser le cours des rivières,
de toutes les rivières,
de toute la terre,
s'arrêter au bar de la mer,
téléphoner pour ses affaires,
rendre son petit paquet vert de chlorophylle pour mes nerfs,
s'inquiéter du temps qu'il va faire,
nettoyer ses lunettes en verre,
léchanter ses cheveux verts.
Ouvrir trois lotos limonaires,
placer un jeton sur la berge,
faire une partie de poker,
partie de poker,
partie de poker,
raconter des histoires pas claires sur la vie d'un coléoptère,
rendre son petit paquet vert de chlorophylle pour mes nerfs,
manger des chocolats amers,
écrire une lettre à son frère,
faire une partie de flipper,
partie de flipper,
partie de flipper,
observer le carillon lunaire,
et en plein milieu de l'hiver,
s'acheter des trucs pour la mer,
de la soie légère, de l'amont solaire,
faire une descente aux enfers,
chez Lola et au New Yorker.
Faire une partie de flipper,
partie de flipper,
partie de flipper,
téléphoner pour ses affaires,
écrire une lettre à son frère,
manger des chocolats amers,
chocolats amers,
chocolats amers,
chocolats amers.