Je marche
entre les têtes,
le pied cherche le sol qui me connaît.
Je marche entre les têtes,
le pied cherche le sol qui me connaît.
Les noix me suivent, portées par le vent,
je ne sais plus où commence ma peau.
Les trois me suivent,
me suivent comment ma peau.
C'est l'eau !
Elle change de forme,
m'écarte son nom.
Je suis l'eau,
l'océan,
ma portée,
loin des racines,
l'entièse qui reste.
Des plongées,
partout,
familiers,
nulle part,
je deviens le passage, pas la destination.
Je marche,
marche entre les têtes,
longe journée fort.
Je suis l'eau,
je suis le passage.