Depuis longtemps,
elle l'avait dans la peau,
sait pourquoi,
sur le sébasto.
Melon des mûres,
le soir elle rempait en disant,
il faut que je l'aie.
Un soir,
qu'il sortait de l'atelier,
elle aborda l'ouvrier,
lui disant, si qu'on s'aimait,
t'as de belles mirettes, tu me plais.
L'ouvrier sourit et ***,
je sais qu'on t'appelle la vipère du trottoir,
je sais,
combien tu fascines avec tes yeux noirs.
Oh oui,
je veux vivre désormais près de toi,
revie,
que tu ne sois rien qu'à moi,
de tous,
c'est toi seul que je préfère maintenant.
-elle,
tout en lui mordant ses lèvres jusqu'au sang,
c'est toi,
oui, toi seule qu'elle
aimera follement,
la vipère.
Et mordu par le venin du mal, il succonda,
c'était fatal.
Il quitta l'atelier lâchement ses amis,
sa vieille maman.
Dans les bouges,
maintenant,
il joue avec des filles des voyous.
Et quand elle vient lui donner son argent et son baiser,
alors elle le ***,
chérie, c'est
moi qu'on appelle la vipère du trottoir.
Pour toi,
je vends mes baisers, mon corps, chaque soir.
Tu sais que mon corps t'appartient,
tout mon costaud.
Je t'aime,
car pour moi t'es le plus beau.
Veux-tu
que je vole pour te plaire, je le ferai.
Je sens
que si tu me le commandes, je tuerai.
Chérie,
elle sera ton esclave désormais,
la vipère.
La
huit jours que la vipère a fui, et maintenant,
toutes les nuits,
pour la revoir, il la cherche
partout, prête à lui faire un mauvais coup.
Or,
ce qu'un soir,
il la voit,
et soudain,
il lui barre son chemin.
Tu vas revenir,
ou sinon,
elle lui répon*** non.
Alors, tout surpris,
il ***, je sais
le pouvoir de la vipère du trottoir.
Un autre sait laisser pendre au miroir de tes yeux noirs.
Comme moi,
il a quitté le travail, sa maman.
Demain,
c'est le bagne qui l'attend.
Or, alors,
la vipère doucement dans ses bras,
il le ***,
chérie, tu ne recommenceras pas.
Alors,
sans pitié, froidement, il étrangla
la vipère.