Ce matin,
j'ai vu
la solitude
Assise sur un banc dans un jardin
C'était un vieilleur,
son regard profond
Me surpris et soudain, je fus triste
La solitude avait pris le visage
Déride et le soleil disparut
Pourquoi,
mon pauvre cœur,
te mets-tu à
battre Face à la solitude ?
Tu connais si bien ça,
mais tu n'es point blasé
Chaque fois,
tu ressuscites
Je verrai
la solitude Autour d'une grande table ronde
Il y aura des hommes et des femmes Avalant tristement un bol de soupe
Et
son pourpre aura
à l'idée D'être seule toute
une nuit
Pourquoi, mon pauvre cœur,
te mets-tu à battre Face à la solitude ?
Tu connais si bien ça,
mais tu n'es point blasé Chaque fois,
tu ressuscites
Demain,
je croiserai
la solitude Au détour d'un chemin où un enfant
Tirera des balles dans le soleil Puis il m'apercevra et s'enfuira
En voyant mon ombre se profiler
Ce sera
l'ombre de la solitude