Aujourd'hui est le premier jour de la vie que je choisis.
J'en dessine les contours à l'encre floue de ma folie.
Avec de brûlantes envies,
je chasse les tempêtes,
je brave les interdits.
Que chaque nuit devienne un paradis,
qu'à chaque réveil brille un nouveau soleil.
Regarder en arrière à quoi ça sert,
à quoi ça sert.
Dire j'aurais pu mieux faire,
à quoi ça sert,
à quoi ça sert.
À ce jeu on se noie,
on se perd, on se perd.
Ce tronc de prière,
à quoi ça sert.
Je vais donc tout m'autoriser,
sans entrave,
sans me soucier,
sans passer à côté.
Aux brasiers tous les préjugés et tous ces rendez-vous manqués,
défions l'hésitation et les cans du raton.
Je ne veux pas que le temps m'assassine,
je ne veux pas regretter le possible.
Regarder en arrière à quoi ça sert,
à quoi ça sert.
Dire j'aurais pu mieux faire,
à quoi ça sert,
à quoi ça sert.
À ce jeu on se noie,
on se perd, on se perd.
Ce tronc de prière,
à quoi ça sert.
Quand tout s'éclaire autour de moi,
j'ai la fièvre de renaître,
de revenir sur terre.
Pour rencontrer cet autre moi,
sans relier celle d'autrefois,
abolir les frontières et les plafonds de verre.
Maintenant j'ose et je savoure mon faim,
maintenant j'ose, je suis sur mon chemin.
Aujourd'hui est le premier jour de la vie que je choisis.
Je rencontre celle que je voisais.
Regarder en arrière à quoi ça sert,
à quoi ça sert.
Dire j'aurais pu mieux faire,
à quoi ça sert,
à quoi ça sert.
À ce jeu on se noie,
on se perd, on se perd.
Ce tronc de prière, à quoi ça sert.
Regarder en arrière à quoi ça sert,
à quoi ça sert.
Dire j'aurais pu mieux faire,
à quoi ça sert,
à quoi ça sert.
À ce jeu on se noie,
on se perd, on se perd.
Ce tronc de prière, à quoi ça sert.