Je sais pas parler aux filles,
j'ai pas le sourire qui brille,
des longues dents.
La carapace déformée,
les réflexes de survie
d'un bâton.
Mais il me reste assez,
assez de légèreté
pour regarder le monde avec des yeux d'enfant.
J'ai pas le physique de l'emploi,
mon look c'est n'importe quoi,
non mais vraiment.
J'ai beau aiguiser mon rasoir au milieu des moutons blancs,
je suis noir.
Mais il me reste assez,
assez de légèreté
pour parcourir le monde sur un tapis volant,
au milieu du porcelaine.
Sans défense, je me promène embarrassant.
J
'ai jamais eu les pieds sur terre,
mais c'est plus marrant comme ça, la tête en
bas.
Car il suffit d'un nuage que le vent tourne à l'orage,
à l'orage.
Pour voir le temps d'un éclair,
le tunnel au bout de la lumière,
la lumière.
Alors j'aurais assez,
assez de légèreté pour traverser le monde
avec les pieds devant.