Ils s'embrassent
La France est un pays de flics
A tous les coins de rues en assent
Pour faire régner l'ordre public
Ils assassinent impunément
Quand on exécute au mois de mars
De l'autre côté des Pyrénées
Un anarchiste du pays masse
Pour lui apprendre à se révolter
Il crie, il pleure et il s'indique
De cette immonde mise à mort
Mais ils oublient que la guillotine
Chez nous aussi fonctionne encore
Elle est sous le signe de l'Hexagone
C'est parce qu'on fait mieux en ce moment
Et le roi des cons se trône
Je parierai par qui les Allemands
On leur a *** au mois d'avril
A la télé et dans les journaux
De ne pas se découvrir d'un fil
Que le printemps c'était pour bientôt
Les vieux principes du XVIe siècle
Et les vieilles tra***ions des villes
Ils les appliquent
Et les vieilles tra***ions des villes
Ils se souviennent au mois de mai
D'un sang qui coule à rouge et noir
D'une révolution manquée
Qui faillit renverser l'histoire
Je me souviens sur toutes ces moutons
Effrayés par la liberté
S'en allant voter par millions
Pour l'ordre et la sécurité
Ils commémorent au mois de juin
Un débarquement de Normandie
Ils pensent aux braves soldats ricains
Qui aient pu se faire tuer loin de chez lui
Ils oublient qu'à l'abri des ronds
Les français criaient vif pétin
Qu'ils étaient bien planqués à l'ombre
Qu'il n'y avait pas beaucoup de jamboulins
Être sous le signe de l'hexagone
C'est pas la gloire en vérité
Et le roi des cons sur son trône
Me *** pas qu'il est portugais
Ils font la fête au mois de juillet
En souvenir d'une révolution
Qui n'a jamais été fait
Éliminée la misère et l'exploitation
Ils s'abreuvent de balles populaires
Feux d'artifices et de flonflons
Ils pensent oublier dans la bière
Qu'ils sont gouvernés comme des pions
Au moins d'où que c'est la liberté
Après une longue année d'usine
Ils crient vive les congés payés
Ils oublient un peu la machine
En Espagne, en Grèce ou en France
Ils vont polluer toutes les plaques
Et par leur unique présence
Abîmer tous les paysages
Lorsqu'en septembre on assassine
Un peuple et une liberté
Au cœur de la mer éclatée
Ils sont pas nombreux à gueuler
Un ambassadeur se ramène
Bras ouvert, il est accueilli
Le fascisme c'est la gangrène
À Santiago comme à Paris
Être sous le signe de l'exabonneur
C'est vraiment pas une sinécure
Et le roi des cons sur son trône
Me *** pas qu'il est portugais
Il est français, ça j'en suis sûr
Fini les pendanges en octobre
Le raisin ferment en tenneau
Ils sont très fiers de leur vignoble
Leur cote du Rhône et leur Bordeaux
Ils exportent le sang de la terre
Un peu partout à l'étranger
Leur pinard et l'arc à mon mère
C'est leur seule boire assez tarée
En novembre au salon de l'auto
Ils vont admirer par milliers
Dernier modèle de chez Peugeot
Qu'ils pourront jamais s'épailler
La bagnole, la télé, le tiercé
C'est l'occupe du peuple de France
Puis supprimer, c'est le tuer
C'est une drogue à accoutumance
En descente c'est l'apothéose
La grande bouffée, les petits cadeaux
Ils sont toujours aussi morodes
Mais y'a de la noix dans les ghettos
La terre peut s'arrêter de tourner
Ils racontent pas leur réveillon
Moi j'voudrais tous les voir crever
Et tout fait de dindos marrons
Être sous le signe de l'exabonneur
On peut pas dire que ça soit vendant
Si loin des compères des centraux
Y'aurait soixante millions
De prétendants