L'itron dans la poche traînant la galoche,
Voici que s'approche le clodo.
Tous les quinze mètres, minute,
Il s'arrête pour visser sa tête à son goulot.
Sur un banc bien stable de l'avenue Junot,
Il se met à table,
sort son lit varro,
Et malheur aux mouches qui ont l'eau.
À la bouche,
il fait toujours mouche,
Il l'est d'un rot.
Clodi-clodo,
Clodi-clodo.
Ensuite,
il allonge sa carcasse et plonge,
Plein comme l'éponge,
l'ai de l'eau,
Dans une ronflette avec sa liquette,
Hors de sa braguette anti-porno.
Car pour lui,
le sexe c'est plus qu'un tuyau,
Fait pour con des verses du champagne chaud.
Car pour lui,
la femme c'est plus au programme De
sa vie d'un fameux chiqueur de mégots.
Clodi-clodo,
Clodi-clodo.
À part cette garce harnachée de crasse,
Dont la seule grâce, le seul joyau,
C'est qu'elle semble faite pour payer les fêtes,
Sauciflard, baguette, torboyot.
Parfois,
il entraîne voir couler le flot
Du fleuve Lassène au pont Mirabeau,
Quand la lune jaune camembert
Se donne ses airs de madone d'avant Apollo.
Clodi-clodo,
Clodi-clodo.
Soyons bonnes poirains, Fersons un pourboire
Dans la pâte noire du clodo.
Pendant que tout foire, lui,
Sur la mer noire de son rouge Pinaro Iseo,
Il craque et titube
Comme un vieux rafio,
Engueulant un tube de tuberculo.
Litron dans la fouille,
Traînant sa gadouille,
Il part en quenouille Dans l'avenue Juno.
Il part en quenouille Dans l'avenue Juno.
Clodi-clodo,
Clodi-clodo.