C'est le grand instant du grand réveil,
Le début tout nu dans le soleil.
Je te porte comme un monde et toi tu choisis la seconde
Qui te fera devenir quelqu'un.
C'est le grand dénouement pour nos corps,
Mais on dirait que je te garde encore.
Si le travail est trop dur,
il faut seconder la nature,
Il faut ouvrir un pan de ma peau.
Il faut ouvrir un pan de ma peau.
César est né dans l'interstice,
Il a laissé une cicatrice au bas de mon parchemin.
Il a signé sa toile quand il a né,
Le divin enfant,
c'est la ligne de sa main.
J'aurais tant voulu être de celle,
D'où jaillit la vie universelle.
Sexe comme une bouche immense,
Assez de force,
assez de tronce,
Assez d'eau pour faire venir quelqu'un.
Mais déjà tu respires avec moi,
Couché nu,
mon empereur, mon roi.
En laissant couler mes larmes,
Je te remercie la petite lame
Qui t'a ouvert un pan de ma peau.
Qui t'a ouvert un pan de ma peau.
César est né dans l'interstice,
Il a laissé une cicatrice au bas de mon parchemin.
Il a signé sa toile quand il a né,
Le divin enfant,
c'est la ligne de sa main.
César est né dans l'interstice,
Il a laissé une cicatrice au bas de mon parchemin.