Bien sûr que je vous entends rire quand il vient me prendre la main,
quand il me donne ses sourires et que je lui renvoie les miens,
bien sûr.
Bien sûr que je sens vos regards qui viennent m'affirmer tout haut,
que chez moi il est bien trop tard,
que chez lui il est bien trop tôt,
bien sûr.
Bien sûr que je sens vos reproches qui font appel à la morale,
quand à ses cinq doigts je m'accroche dans les rues de la capitale,
bien sûr.
Bien sûr que je vous sens m'édire
quand il me *** les mots qui touchent,
quand il me parle d'avenir,
quand il m'embrasse sur la bouche,
bien sûr.
Bien sûr que j'entends vos injures
qui me salissent et m'éclaboussent,
parce que je suis bien trop mûre et que sa peau est bien trop douce,
bien sûr.
Bien sûr que ce
procès fait rire,
mais l'on voudrait que l'on se mûre,
que l'on ne trouve rien
à dire à tous ces clichés qui perdurent,
bien sûr.
Bien sûr que ce procès fait mal,
il n'est rien d'autre qu'injustice,
on ne reproche
rien aux hommes dont les conquêtes rajeunissent,
bien sûr.
Ah oui,
bien sûr.