Ce n'est pas un quartier rupin
Y'a pas d'hôtel, y'a pas d'larmin
Mais des cheminées aux fumées noires
Qui sèchent la gorge et qui font boire
Les gosses sont des hommes à quinze ans
Car déjà ils gagnent de l'argent
Et quand la nuit fait des coins sombres
De partout surgissent des ombres
C'est toi, Lulu,
où c'est qu'on va ?
Bien sûr c'est pas l'opéra
Autour des usines,
quand dorment les machines Les amoureux tendrement enlacés
Échange des baisers,
Vladizer qui sonne
Bonsoir,
ma mignonne Demain matin va falloir qu'on turbine à l'usine
Ça sent la graisse,
ça sent la sueur Ceux qui débutent ont mal au cœur
Mais le samedi chassent toutes les
peines À la caisse on touche la semaine
Demain,
dimanche,
hé mon poteau On va faire un tour en canot
D'autres s'en iront l'amour en tête
Danser gaiement dans les guinguettes
C'est pas tout ça,
*** donc mon vieux Faut pas s'quitter comme des pouilleux
Autour des usines,
quand dorment les machines Alors s'allume l'adventure des bistrots
On entre au caboulot La minuit qui sonne
Que va dire la patronne De quoi t'as peur,
n'est-ce pas toi qui turbine
À l'usine On entre tout gosse en se ***ant
Je ne passerai pas ma vie là-dedans
Mais la machine c'est comme la femme
On la maudit,
on la réclame Des fois la gueuse d'un coup de massue
Vous casse une patte ou bien vous tue Les plus vénères,
beau qu'ils s'en sortent
Il faut qu'on les mette à la botte Mon père François,
vos cheveux sont blancs
Il faut vous reposer maintenant
Autour des usines,
quand roulent les machines On voit rôder les vieux aux pas tremblants
Ils murmurent tristement
Pouvoir plus rien faire Que crever de misère
On en ville sort des pauvres gars qui turbinent À l'usine
Đang Cập Nhật
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