Après la vague restent les cumes,
Après le concert les costumes,
Après l'amour une amertume,
Dur d'être après ce que nous fûmes.
Après Vinci reste le bitume,
Après le pollen un gros rhume,
Après l'AVC un légume,
Nous ne fûmes que ce que nous pûmes.
Et nous voilà là,
au cœur de la nuit,
Et nous voilà là,
sur fond d'insomnie,
Rejouons nos vies.
Et nous voilà là,
au cœur de la nuit,
Et nous voilà là,
nus et démunis,
Nous demandons si.
Après Boris reste l'écume,
Après le naufrage la brume,
Après l'attentat le volume,
Dur d'être après ce que nous fûmes.
Après la vie reste le posthume,
Après la boucherie la coutume,
La queue, les oreilles et les plumes,
Nous ne fûmes que ce que nous pûmes.
Et nous voilà là,
au cœur de la nuit,
Et nous voilà là,
sur fond d'insomnie,
Rejouons nos vies.
Et nous voilà là, au cœur de la nuit,
Et nous voilà là,
nus et démunis,
Nous demandons si.
Allons-nous de
quoi estimer nos vies ?
Allons-nous de toi,
l'ai-je réussi ?
Cela me suffit.